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Comment améliorer une relation proche devenue tendue ?

Comment améliorer une relation proche devenue tendue ?

Il vous est peut-être déjà arrivé d’avoir du mal à débloquer une situation de communication avec quelqu’un qui vous est proche, alors qu’il est devenu difficile (énervement, frustrations, blocages) d’avoir une relation épanouie.

 

On se retrouve alors seul face à la situation et souvent, on culpabilise de ne pas réussir à sortir de l’impasse, en ressassant toujours les mêmes choses.

 

Je vous partage quelques conseils que j’ai appliqués et qui m’ont aidé à me sortir d’une telle situation, sans casser la relation mais en allant de l’avant.

 

1. Parlez en à des inconnus : prenez du recul

 

Il s’agit tout simplement de parler de ce cas à des gens qui ne vous connaissent pas et ne connaissaient pas non plus la personne en question. C’est une étape cruciale, car on a tendance à se confier à nos proches, qui ont au bout d’un moment eux aussi leur propre avis sur ce qu’il se passe et sur vous, et ne sont pas toujours de bons conseils. Prenez du recul dans les yeux d’inconnus, qui vont alors vous aider à identifier des choses auxquelles vous n’avez pas encore pensé. Ainsi, vous pouvez vous détacher de votre affect immédiat.

 

Exemple : Vous rendre compte que votre comportement est excessif. Vous rendre compte que l’autre agit de façon illégitime. Etc…

 

Résolution : Vous ne l’aviez peut-être pas remarqué, mais vous vous fâchez constamment à l’évocation de telle ou telle chose… alors que cela n’a au fond pas grande importance. Ou vous rendre compte que l’autre est particulièrement soumis, ou au contraire dominant, dans telle ou telle situation, et qu’il faut le prendre en compte sans chercher à le changer.

 

2. Identifiez ce que veut l’autre et ce dont vous ne voulez pas

 

Écrire noir sur blanc : cette personne attend cela de moi, je ne veux pas le faire. Transformez s’il le faut en « je ne peux pas le faire ». En rien vous n’êtes obligé d’être parfait dans la relation, mais identifier vos limites vous aidera à les exprimer naturellement. Vous transformez ainsi concrètement les ressentis en variables fonctionnelles : ce n’est plus vous et l’autre, mais comment vous interagissez qui vient au cœur de la réflexion. Vous n’êtes pas dans la faute, mais l’incompréhension. Passez cette étape en vous rendant compte de qui vous êtes réellement, et qui est l’autre en face de vous.

 

Exemple : Cette personne veut que je me confie mais je n’en ai pas envie. Cette personne souhaite que je sois patient, mais je n’en suis pas capable. Etc…

 

Résolution : Expliquez clairement « Je n’ai pas envie de te parler de ça, mais parlons de cela, qui peut t’intéresser aussi ». Ou « Je sais que tu es impatient(e) que nous faisions cela ensemble, mais je préfère prendre mon temps, fixons une date pour le faire, cela me rassurera ».

 

3. Généralisez

 

Rendez-vous compte que ce cas ne vous est pas particulier : très certainement que cette personne demande à tout le monde de se confier, ou encore que vous n’êtes patient avec personne, tout simplement. Ouvrez la réflexion à un mode de fonctionnement, sortez de la spirale toi/moi, généralisez. Ainsi, vous évitez de culpabiliser : nous sommes tous différents, tout simplement. Malgré cela, vous pouvez très bien cohabiter et communiquer sainement.

 

Exemple : Vous n’acceptez de personne qu’on vous force la main, c’est ainsi. L’autre est secret/distant/calme avec tout le monde, ce n’est pas qu’avec vous. Etc…

 

Généralisation : Vous vous rendrez compte que l’autre en face est ainsi, par exemple il ne supporte pas la foule, que vous soyez là ou non. Ça ne sert à rien de la/le forcer, vous n’y arriverez pas et cela n’a rien à voir avec vous. Ou encore que vous vous sentez très mal à l’aise quand on évoque votre vie intime, et cela avec n’importe qui. La personne avec laquelle vous devez communiquer devra le comprendre et l’accepter : vos ressentis ne sont pas contestables.

 

4. Ne pensez pas tout à travers le filtre du mentalisme

 

J’ajoute ici une remarque personnelle, dans laquelle tout le monde ne se reconnaitra pas forcément, mais qui peut être importante. Il ne faut pas tout « psychologiser ». J’ai vu des personnes se perdre dans leurs analyses, leurs « oui parce que blabla y’a 10 ans » ou encore des « c’est normal, l’œdipe, etc… ». Alors la psychologie c’est bien, mais c’est à l’opposé de la méthode que j’explique et à mon avis, avec du recul sur pas mal de relations différentes, ça embrouille les choses plus que cela ne les assainit. Savoir quel type de profil parce que, quel ascendant, quelles couleurs préférées et le nom du chat de sa grand-mère, c’est rigolo quand on a du temps à perdre, mais quand il s’agit d’être efficace, ça perd de sa véracité.

 

En conclusion : si vous voulez que l’autre change, commencez par changer vous même.

 

Pour sortir d’une impasse de communication, il faut se rendre à l’évidence : personne ne se trompe, ni vous, ni l’autre. Vous avez juste pris de mauvaises habitudes, certainement êtes très exigeants l’un envers l’autre, vous « attendez quelque chose » de tout cela. Mais les sentiments, les habitudes et les attentes (qu’on peut bien souvent nommer amour), ne sont pas fonctionnels. L’amour c’est merveilleux, mais c’est parfois anti-productif en terme de communication.

Avec vos conjoints, parents, enfants, c’est du coup souvent bien plus compliqué qu’avec vos collègues, amis et voisins… à moins que vous ayez déjà commencé à mettre de l’affect dans ces relations.

 

Par la suite, si vous souhaitez réellement que l’autre change, commencez à changer vous même. En ayant identifié ce que vous acceptez ou non, vous vous construisez dans les yeux de l’autre, qui va comprendre le message et s’adapter naturellement.

 

J’ai récemment compris par exemple qu’une de mes nouvelles amies avait absolument besoin que je lui dise « Là tu vas trop loin » ou « Là, je n’aime pas ce que tu fais ». Elle a eu le courage et l’honnêteté de me le dire en face : « Dis le moi! » me répétait-elle. J’ai mis du temps à comprendre combien elle avait raison, car moi j’évitais de dire quoi que ce soit, craignant à chaque fois de lancer une dispute. Je l’ai écoutée, j’ai compris que je pouvais lui dire ce genre de choses, et que cela allait être fonctionnellement utile à notre amitié. En mettant de côté mes peurs affectives et en allant vers l’efficace, sans réfléchir plus que ça, j’ai réussi à construire avec elle une relation de confiance. Il suffisait de le savoir ! C’est aussi simple que cela.

 

Voilà, j’espère que ces quelques idées vous seront utiles.  Si vous n’arrivez malgré tout plus à communiquer face à une personne devenue agressive, voici une technique de communication pacifiste pour sortir d’un conflit ouvert qui pourrait vous aider. Et vous, avez-vous aussi, des conseils et des méthodes qui vous ont aidé à sortir d’une relation proche devenue tendue ?

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