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Soutirez des informations à vos interlocuteurs grâce à cette méthode d’interrogatoire cachée

Soutirez des informations à vos interlocuteurs grâce à cette méthode d’interrogatoire cachée

Commençons par une définition. Le shotgunning ou tir à petits plombs est une méthode permettant d’obtenir discrètement des informations sur un individu par le biais de questions ou d’affirmations. L’objectif est similaire au cold-reading ou au hot-reading, à la différence près qu’ici, un dialogue est nécessaire. De mon point de vue le shotgunning est d’ailleurs un excellent complément voir le complément indispensable à ces deux techniques, car pour moi celles-ci ne permettent que de simples hypothèses que je dois confirmer ou infirmer grâce à un bon shotgunning. Sans ce dernier, elle ne valent rien.

 

Cette méthode par son efficacité a réussi à se faire une place dans le domaine de la vente même si son nom diffère : on parlera plutôt du « principe de l’entonnoir ». Pour faire un argumentaire il faut des points d’appuis et des infos. Certes, le hot et cold reading sont des bons points de départs, mais cela ne suffit absolument pas, puisque l’on ne peut pas fonder le profil d’une personne simplement sur des hypothèses formées à partir d’une analyse visuelle non vérifiée. Il va donc falloir procéder à un petit interrogatoire pour valider nos informations et/ou en obtenir de nouvelles, et rendre celui-ci inconscient pour son interlocuteur.

 

Quelle est la méthode du shotgunning ou comment mener un interrogatoire discret ?

 

C’est très simple. Elle consiste à poser des questions pour obtenir des réponses. Comment donc ne pas transformer ce questionnement sans éveiller la vigilance de notre interlocuteur ? Prenons l’image d’un entonnoir : celui-ci est large en son sommet et très étroit à la base ; les questions doivent donc suivre ce principe. Des questions bêtes et très larges au départ, pour ensuite affiner et donner de la précision à celles-ci. Les premières questions doivent êtres anodines et ouvertes de manière à inciter sa cible à parler. On diminue ainsi progressivement son seuil de vigilance.

Quand on nous pose une question, on a souvent une forte envie d’y répondre, fort de ce constat, les premières questions emmènent votre interlocuteur à se livrer et ainsi à donner des informations sans qu’il ne s’en rende compte. Plus vous récoltez d’informations et plus vous pouvez cibler vos questions en fonction de votre objectif de départ, et ainsi vous approcher de la base de l’entonnoir.
Ce qui est amusant avec ce principe, c’est que si les questions sont amenées subtilement et dans un bon ordre, la personne en face de vous ne s’apercevra même pas qu’elle sera en train de vous donner une précieuse information. Il m’est déjà arrivé en rendez-vous professionnels d’entendre « Mais comment savez-vous çà ?! » – Eh bien en fait vous me l’avez dit il y a 5 minutes… « Ha oui c’est vrai tiens ! ».

 

Comment améliorer l’efficacité de mon shotgunning ?

 

Commencez par des questions très larges, voir même hors contexte, pour baisser progressivement le seuil de vigilance.

N’utilisez que des questions ouvertes. Si la question amène une repose fermée à savoir « oui » ou « non », cela coupera le dialogue et vous mettra en difficulté pour enchainer de manière fluide et discrète votre discussion.

Montrez un fort intérêt pour ce que raconte votre interlocuteur, le tout en relevant les indices, et en pensant déjà à la prochaine question. Et oui l’empathie encore et toujours la meilleure amie du mentaliste !

Parlez peu mais efficace. Ne prenez pas la main sur la discussion, orientez la discussion par vos questions, c’est un petite nuance qui apporte une grande différence.

Ne parlez que très peu de vous. Et oui, l’être humain est plutôt centré sur lui-même, donc si vous prenez la conversation à votre compte, votre interlocuteur va souvent commencer à s’ennuyer. Relevez les signes d’ennuis en face, pour réorienter la discussion au besoin. Privilégiez également le « vous » au « nous ».

Une astuce simple pour relancer le débat consiste à paraphraser son interlocuteur, on reprend un bout ou sa dernière phrase complète, et on reformule cette affirmation avec une intonation interrogative.

Et enfin, pensez à noter les éléments utiles que vous avez confirmé ou relevé sur un petit carnet à la fin de votre discussion pour ne rien oublier si vous les exploitez plus tard.

 

Voilà pour mes connaissances dans ce domaine. Évidemment, elles sont très orientées commerce, mais comme vous avez pu le constater, c’est un outil qui se transpose parfaitement aux situations quotidiennes et qui vous permettra en prime d’améliorer votre cold-reading en apprenant du feed-back.

Et vous, pratiquez-vous ce type de questionnement masqué, et si oui de quelle manière et dans quel cadre ?

 

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À propos Grum-Lee

Grum-Lee
Administrateur et membre très actif du forum des mentalistes. Grumly est passionné par les sciences humaines qu'il utilise quotidiennement dans son travail au cours de ses négociations.

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