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Voici la meilleure façon d’apprendre le cold-reading

Voici la meilleure façon d’apprendre le cold-reading

Le cold-reading… une discipline qui fait rêver, et très souvent l’une des premières compétences que souhaite apprendre un débutant en mentalisme.

  • Facile à mettre en oeuvre car on n’a pas besoin d’interaction avec la personne qu’on analyse. Tout se fait à distance, les mains dans les poches.
  • Porté au rang de compétence quasi-surnaturelle par les séries télé, c’est en quelque sorte le super-pouvoir du mentaliste, classe et discret.
  • Grâce au cold-reading, on peut tout deviner : le passé, le présent et l’avenir de la personne qu’on a en face de soi, encore mieux que de la télépathie.

C’est pas formidable ça ?  Vous aussi, vous voulez devenir expert en cold-reading ? Et bien accrochez-vous, parce que ça ne va pas être aussi facile que ça !

Vous l’aurez peut-être deviné, j’ai mis en introduction les idées reçues sur le cold-reading, et celles-ci sont bien évidemment trompeuses.

Tout d’abord, le fait qu’on ait pas besoin d’interaction avec la personne est pour le débutant un leurre sur la pratique du mentalisme. En effet, il faut réellement avoir la capacité de parler, discuter, susciter des émotions, et poser des questions, pour s’améliorer dans ce domaine. Pratiquer « sans se mouiller » n’est pas l’idéal pour commencer.

Ce qui est d’ailleurs complémentaire au fait que le cold-reading ne donne que des indices, des pistes à suivre, qu’il faudra forcément approfondir pour vérifier la pertinence des déductions et voir si l’on avait raison. C’est loin d’être efficace sans confirmation : comment s’améliorer si l’on n’a jamais la preuve que l’on s’est trompé… ou que l’on a touché dans le mille ?

Enfin et surtout, beaucoup de personnes arrivent au mentalisme grâce aux séries télé américaines qui, depuis ces dernières années, ont créé des héros aux compétences en cold-reading parfaitement utopistes. Bien que pouvant être instinctif, le cold-reading n’est pas facile à pratiquer. Et pourtant, afin de servir le scénario, les spécialistes mis en scène ne se trompent jamais et semblent faire cela « naturellement ».

Mais ne vous découragez pas pour autant !

Il est un domaine bien plus pertinent par lequel commencer, très proche du cold-reading, mais nettement plus accessible : le non-verbal.
Alors soyons précis, le cold-reading fait partie des outils du non-verbal. Il serait réducteur de les séparer en deux domaines distincts, en s’orientant vers celui qui semblerait le plus facile à première vue.

Quelle est donc la différence entre le non-verbal et le cold-reading ?

Le non-verbal va vous permettre de décoder les émotions, les humeurs, les contradictions internes, ou les joies, de vos interlocuteurs, là où le cold-reading vous donne un contexte.

Quels sont les avantages, pour un débutant, à débuter par le non-verbal plutôt que le cold-reading ?

Tout d’abord, vous aurez beaucoup plus vite et facilement confirmation de vos suppositions. En effet, il sera plus aisé de demander à un proche ou un inconnu s’il est vraiment persuadé de ce qu’il vous dit par exemple, ou s’il est contrarié aujourd’hui, plutôt que « Tu reviens de ton boulot, tu es célibataire et tu as un train de vie assez aisé ? ».

Ensuite, le non-verbal est beaucoup plus exact que le cold-reading. Là où une chemise déchirée peut vouloir dire pauvreté, pas de femme à la maison, bricoleur ou encore tête en l’air, un sourcil remonté ou une position de la bouche n’aura (presque) qu’une seule signification précise et vous saurez très vite à quoi cela correspond.

Enfin, le non-verbal est universel ! Un tatouage ou un geste n’aura pas la même signification selon les pays. Par contre la tristesse, la joie, la peur s’expriment de la même façon un peu partout dans le monde. Le caractère universel des micro-expressions a été démontré scientifiquement par Paul Ekman (voir son livre « Facial Expressions of Emotion: an Old Controversy and New Findings »)

Etudier le non-verbal vous permettra par la suite de vous lancer dans le cold-reading beaucoup plus facilement

Vous apprendrez à discerner de petits détails signifiants au lieu de vous attarder sur de grandes lignes parfois un peu banales. Vous aurez une grille d’analyse précise et objective, peu dépendante du contexte, au contraire du cold-reading amateur parfois désolant de préjugés. Et surtout, vous serez entouré de spécialistes pour vous aider et d’exercices d’entrainement clairs pour affiner vos déductions.

Et vous y retrouverez tous les avantages recherchés dans le cold-reading :

  •  Le non-verbal est facile à pratiquer, vous pouvez même le faire avec la télévision (discours politiques, interviews, télé-réalité…)
  •  C’est un réel « super-pouvoir » social qui vous permettra, rapidement, de voir les résultats de votre formation et surtout, de changer vos dynamiques avec les autres
  •  L’étude des émotions vous guidera naturellement vers l’analyse des couleurs, des tenues, des gestes – autant de sujets qu’on pense pouvoir « instinctivement » maîtriser en cold-reading alors qu’ils demandent en fait un réel approfondissement.

Comment vous lancer et devenir un décodeur d’élite ?

Plusieurs possibilités en fonction de vos envies :

  1. Vous avez envie de suivre une formation vraiment certifiante et exhaustive sur le non-verbal. Dans ce cas, je vous invite à vous inscrire au programme « Non-Verbal en Action » de Romain Collignon. Vous serez accompagné et guidé par un expert du non-verbal pendant plusieurs mois. Les cours sont dispensés en vidéo et vous participerez à des rendez-vous réels avec votre prof et les autres élèves. C’est une des formations non-verbal les plus complètes au monde. Cliquez ici pour y accéder. Note : la formation Non-Verbal en Action n’ouvre pas toute l’année.

  2. Vous avez envie de découvrir le non-verbal. Découvrez le guide de détection des mensonges de Romain (qui ouvre sur d’autres portes) pour bien commencer.

 

À propos Mina_

Mina_

14 commentaires

  1. Une question me taraude l’esprit. A chaque fois que j’entends parlé du cold reading, c’est présenté de manière suivante: « poser des questions pour obtenir des réponses et utiliser ces réponses pour en faire des « prédictions ». » (c’est un gros résumé, je suis loin d’être un spécialiste).

    Par ailleurs, je sais qu’il y a moyen d’avoir des informations sur les gens en scrutant certains détails. Un exemple simpliste: si je regarde les mains de quelqu’un, si ces dernières sont crasseuses et musclées, il y a des chances pour que cette personne soit un manuel. Je me rends compte qu’en utilisant d’autres informations du même style pour les associer entre elles, il est possible de déterminé des aspects de la vie de la personnes (le métier par exemple).

    Les questions que je me pose sont les suivantes: Vu que je ne suis très certainement pas le premier à avoir le raisonnement que je viens de tenir, je me demande si cette « méthodologie » porte un nom ( Personnellement, j’ai envie d’appeler ça du cold reading , mais comme dit dans mon premier paragraphe, ça me ramène toujours à la même chose) ? Enfin, est-ce que cette vision des choses à déjà été abordée dans des ouvrages didactiques ?

    • Bonjour Roy,

      Je ne sais pas si la suite de mon commentaire répondra complètement à ta question mais il faut voir l’étude du non-verbal comme un élément du cold reading. A titre d’exemple, je me sers de l’étude vestimentaire (type de vêtements, marques), de celle des accessoires (ex : bijoux, tatouages) et comme tu le soulignes justement de certains éléments non-verbaux à la fois morphologiques (mains musclées) et purement gestuels pour établir à l’avance le profil de la personne. Le cold reading, ou lecture à froid, n’implique selon moi pas de questions à poser (sinon on ne l’appellerait pas lecture à froid) mais simplement le fait de récolter un max d’informations par de simples observations méthodiques des éléments que je viens de citer.

      Romain

    • « A chaque fois que j’entends parlé du cold reading, c’est présenté de manière suivante: « poser des questions pour obtenir des réponses et utiliser ces réponses pour en faire des « prédictions » »
      Normalement le cold reading se passe de questions et donc d’interaction. L’art de questionner (ce que font parfois très bien les magiciens de spectacle) s’appelle le « hot » (chaud) reading, par opposition au « cold » reading, qui se fait à froid, sans contact.
      Sur wikipedia > http://fr.wikipedia.org/wiki/Lecture_chaude
      On parle aussi de « shotgunning », qui est l’art de poser des questions pour avoir les réponses que l’on souhaite. Je cite Grumly à ce sujet :
      « (…) poser des questions pour obtenir des réponses. Comment ne pas transformer ce questionnement en interrogatoire?… Prenons l’image d’un entonnoir celui-ci est large en son sommet et très étroit à la base, les questions doivent donc suivrent ce principe, des questions bêtes et très larges au départ, pour ensuite affiner et donner de la précision à celles-ci. Les premières questions doivent etres annodines et ouvertes de manière à insiter sa cible à parler, ainsi on diminue progressivement le seuil de vigilance.
      Quand on nous pose une question, on a souvent une forte envie d’y répondre, fort de ce constat, les premières questions ammenent votre interlocuteur à se livrer et ainsi à donner des infos sans qu’il ne s’en rende compte. Plus vous recoltez d’infos et plus vous pouvez cibler vos questions en fonction de votre objectif de départ, et ainsi vous approcher de la base de l’entonnoir.
      (…) Si les questions sont ammenées subtilement et dans un bon ordre, la personne en face de vous ne s’appercoit meme pas qu’elle vous donne de l’info »
      Plus d’infos sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Lecture_%C3%A0_froid#Tir_au_petit_plomb

      Voilà, j’espère que cela éclaire tes questions.

      • Merci pour vos deux réponses. Donc si j’ai bien compris Cold Reading = Gestuel + Vêtement + Accessoire + Caractéristique morphologique + Autre ?

        Autre question qui me vient en tête, si le fait poser des questions est synonyme de lecture à chaud, pourquoi le tir au petit plomb est classé dans lecture à froid sur wiki ? Est-ce une erreur sur wiki ?

      • Merci pour vos deux réponses. Donc si j’ai bien compris Cold Reading = Gestuel + Vêtement + Accessoire + Caractéristique morphologique + Autre ?

        Autre question qui me vient en tête, si le fait poser des questions est synonyme de lecture à chaud, pourquoi le tir au petit plomb est classé dans lecture à froid sur wiki ? Est-ce une erreur sur wiki ?

        • On va rentrer dans les questions de spécialiste ;) Romain n’aura peut-être pas la même explication que moi, je le laisse approfondir, il s’y connait mieux.

          Mon avis : le « cold reading » est un terme qui a été inventé pour les magiciens de spectacles. Ceux-là par définition ne souhaitaient pas montrer leur méthode, on l’a nommée cold reading car elle partait d’observations de base, visuelles.
          Puis ils ont ajouté à cela le fait de poser des questions ou faire des assertions généralistes, pour cibler les réponses (recherche de micro expressions ou encore cuberlandisme) afin d’en savoir plus. Le « hot » reading, ou l’art de poser des questions en entonnoir, est donc passé comme une méthode de « cold reading » : c’était bien fait, on ne voyait pas comment le magicien faisait pour obtenir les réponses; discret comme s’il faisait de la télépathie.
          Enfin, on a commencé à parler de « shotgunning » pour vraiment désigner l’art de poser des questions, cela se rapprochant donc + du hot reading.

          Mais c’est un peu flou, à savoir si le cold reading fait partie du non verbal, ou si le non verbal fait partie du cold reading, etc… Ce sont des méthodes complémentaires mais par défaut, le cold reading devrait se passer de questionnement et d’interaction donc je dirais que le hot reading et shotgunning n’en font pas partie.

          Merci pour tes commentaires!

  2. Super article, merci!!! Depuis que je pratique le non verbal et le coldreading je ne m’ennuie plus jamais quand j’attends quelqu’un qui est en retard ou que je suis dans une file d’attente. Ce qui est bien avec ça, c’est qu’à force de pratiquer ça devient un réflexe, c’est comme si ça éveillait une conscience, une sorte d’écoute active corporelle.

  3. Grum-Lee

    Olalala il y a embrouille générale sur les définitions… :D

    Pour éclaircir un peu les idées, je vais donner une autre définition du mot Cold-reading, celle de Jean Champenois, magicien et ancien médium :

    « Le Cold-reading c’est l’art de récupérer des informations sur une personne à son insu »

    Cette pratique est particulièrement prisée des mentalistes, voyants, et psycho-illusionnistes. Si la technique employée par ces différentes personnes reste la même, les objectifs peuvent par contre différer selon chacun. Mieux connaitre la personne pour un mentaliste humaniste, ou bien pour le médium faire croire à une personne que l’on sait tout sur elle, alors qu’on la rencontre pour la première fois.

    Cependant la pratique du Cold-reading, englobe l’utilisation de différentes techniques, parmi lesquelles nous trouvons entre autre le Hot-reading, le Shotguning, ou encore l’étude du langage non-verbal, ect…

    – Le Hot-reading, c’est tout simplement prendre des renseignements sur une personne en amont ou en aval de tout contact, comme avec une simple recherche google par exemple

    – Le Shot-gunning, c’est utiliser un système de questionnement sous-marin, ce qui incitera la personne à nous donner des infos sans même qu’elle s’en aperçoive. (CF la citation de moi même faite par Mina ;-° )

    – L’étude du langage non-verbal ou body language, consistera lui à observer le comportement du corps de son interlocuteur. Ainsi on pourra voir si la personne est à l’aise, stressée, ou bien si ses paroles sont cohérentes avec son langage corporel. C’est notamment très utile au reader pour voir si son discours passe correctement, et ainsi mieux calibrer son verbe.

    Pour ceux qui souhaitent découvrir les bases et fondements du Cold-reading, je vous conseille fortement la lecture de « Ex Nihilo » (existe en français) http://www.ebay.fr/itm/Magie-Livres-Angelo-Stagnaro-Ex-Nihilo-Guide-Cold-Reading-Moderne-/261292137003?

    En espérant avoir éclairci un peu le nuage de fumée existant autour de cette discipline.

    Grumly

  4. Merci pour l’article, excellent mais bon déjà pour pratiquer sur le terrain enfin aborder, faut déjà que je fasse violence sur ma timidité ce qui n’est pas facile du tout pour moi. Oui je pratique le non verbal via les tv réalité, jeux tv, dans la rue aussi ;)…

  5. Je trouve cet article très important, je me rapelle que voulant apprendre le mentalisme je bloquais sur le cold-reading et je ne sais plus trop de quelle manière je suis tombé sur le site Decodeur du non-verbal cela m’aide beaucoup aujourd’hui.

    Merci pour cet article à bientôt :)

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